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L'oeuf du serpent ( kinétic mécanik 34 ) 92 cm . 2011 Adolescent, Ingmar Bergman avait fait un court séjour en Allemagne dont il était revenu transformé : « On ne m'avait pas vacciné en Suède contre l'idéologie nazie et tout en elle me parut admirable. C'était fascinant -- du moins c'est ainsi que je ressentis les choses à l'époque. Il y eut, pendant mon séjour, un immense défilé et le Führer fit son apparition. Nous étions très près de lui : la fascination qui se dégageait de tout ce spectacle était hallucinante. Je suis retourné en Suède totalement converti au national-socialisme : je n'avais jamais rien vécu de tel. ». Mais le cinéaste ajoute : « Je m'en suis guéri plus tard. ». Lors de la découverte des camps d'extermination, Bergman fut soudain saisi de l'horreur commise par le nazisme : « Ce fut un choc émotif profond. Comme si j'avais découvert que Dieu et le Diable ne faisaient qu'un... Ce fut une expérience atroce. » Il se détourna volontairement de la politique pendant plus de vingt ans et s'interdit même de voter, estimant qu'il n'en avait pas le droit pour des raisons morales. Dès lors, L'OEuf du Serpent constitue un film bien plus personnel que ne laisserait croire son contexte de production. C'est une manière, pour Bergman, de régler ses comptes avec le nazi qui sommeillait en lui. Dans les sombres mésaventures d'Abel Rosenberg transparaît la culpabilité du réalisateur d'avoir succombé, à une certaine époque, aux charmes d'une idéologie monstrueuse. The ...